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16 déc. 08

Audio - Perdu entre mensonge et vérité

Pour écouter le texte : Perdu_entre_mensonge_et_vérité

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Perdu entre mensonge et vérité

Mensonge et vérité,

Comme si je m'accordai le pire

Tout semble s’envoler.


Barbare vérité,

Vers le mensonge auquel j'aspire

Tout s’est envolé.


Petit j’étais crédule.

Je fus le jolie prince qu'on adule.

Un bon goût de friandise.

Pour moi, le monde n’était que franchise.


Pas besoin d’argent pour être vrai.

Pas besoin d’être beau pour être vrai.

Faut plus y compter,

Interdit la simplicité.


Place à la réalité.

Comme des tonnes de béton empilé.

Place, place à l’aménagement du mensonge !

Celui qui démolit mes vieux songes.


Je n’ouvre plus les yeux.


Je vous en veux.


A tord,

A mort !


Trop d’informations, de remise en question sans ambitions.

Le cerveau est une maladie,

Jugez le de par mes écris (...)

Posté par bj_d à 11:42 - Poèmes - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

29 nov. 08

Demain l'ennui de vivre

Non.


Pour quelle raison je ne sais pas ce qu’il faudrait faire pour que tout se passe bien ?

Se passe mieux,

Pour que tout ce passe dans le meilleur des mondes.

Le bruit gronde.

Désagréable ! Où est mon silence ?

Ça défile toujours.

(Longtemps ou pas) C’est l’existence.


Exister, vivre.

Trembler, attendre.

Tu dois sourire !


Tu as de quoi penser. Tu le vis. Ça te fais vivre... ça t'ennuie ?

L'ennui qui te berce, qui t'agace.

Demain tu suivras toujours le temps qui passe dans le meilleur des mondes et toujours,

Toujours avec l’ennui de devoir avancer.

Posté par bj_d à 00:54 - Poèmes - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

28 nov. 08

Texte audio - L'envie qui tue -

Pour écouter : L'envie qui_tue

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27 nov. 08

Aspirant bonheur

Vivre seul une vie durant, aspirant au bonheur,

Qui de jour en jour s'éloigne plongé dans le noir,

Pour ne plus rester qu'une vague conjoncture d'espoir,

M'abandonnant au choix de perdre mon vieil honneur.


J'écris exister au travers de ces quelques lignes,

Au sein d'un carcan de solitude que j'aligne,

Emprisonné par des barreaux dur à scier,

Puis je imaginer vivre dans une cage d'acier ?


La déprime m'a piégé, foutu malaise inné,

J'ai dessiné le projet de m'assassiner.

S'en aller au plus beau moment de la journée,

Je ne suis pas prêt, je m'en vais m'oxygéner.


Ma promenade dure sur cette plage de frais sable blanc.

Au loin, ciel et la terre s'embrassent sans un sentiment.

Spectateur policé, je m'assoie puis attends.

Mes larmes coulent au vent prévoyant le dénouement.


Sans stupeur, à l'horizon un astre disparaît,

Perdu, comme brouillé par des couleurs refondues.

Morgue, le moment tant attendu est révolu.

Bel apprêt, laisse la nuit tomber sans épater.


Mes pieds sont nus, j'ai froid, je pleure, j'ai mal au coeur.

Seul assis dans le sable, l'océan face à moi,

Je l'appelle à l'aide, il écoute mon désarroi,

La nuit est tombée, je me lève triste et songeur.


Dans un sanglot, je grelotte, j'ai juste faim de vivre,

Le ventre noué, j'ai peur d'être enfin arrivé,

Je tombe à genou, défait d'avoir dérivé,

Le visage caressé par le vent, je suis ivre.


Le désespoir me ronge, en réponse à mes maux,

Je sens ce petit coquillage qui coupe ma peau.

Coléreux je veux avoir davantage mal,

Je geins et serre les dents, je saigne, c'est un régal.


Sur un tapis rouge, de l'acide coule de mes veines,

Bercé par le son des vagues qui se brisent sans peine,

Coléreux j'empoigne le fruit et le plante très fort.

Ma gorge saigne, la marais me ramasse sans effort.

Posté par bj_d à 19:30 - Poèmes - Commentaires [1] - Rétroliens [0]




26 nov. 08

Spectateur de mon voyage

Je me sers un thé brûlant à la menthe poivrée non sucré. Bien installé, je choisis un CD, histoire de ne pas casser le rythme de ce dimanche grisé. La plage s’amorce. Une lourde basse retentit, elle souffle dans mes oreilles. Elle rebondit dans ma tête. Elle m’emporte. J’oscille lentement. Les yeux fermés, je m’évade… Je ne commande plus rien. Tempo progressif, la vague grossit, elle me porte soutenue par le long sifflement d’une flûte raisonnant. Je la sens dans mon ventre. Elle danse et fait frémir mes membres de la tête aux pieds. Mon esprit fait défiler : idées, images. Je me parle, je ne m’entends pas. Par moment, je semble être a bout de souffle, où plutôt mon estomac ce crispe et tout à coups un bol d’air emplis de frissons me dépose cent pas plus loin. Petit à petit les sons s’éloignent. Un peu comme survient le sommeil, il semblait qu’ils voulaient que je disparaisse avec eux. Je me suis endormi.

Posté par bj_d à 21:10 - Proses - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

24 nov. 08

Texte à écouter - Chèque refusé

Texte à écouter : Lettre_de_reponse_ou_quoi_penser

A l’attention de Monsieur l’administrateur public.

Objet : Réponse, chèque refusé

Monsieur,

Je soussigné, Monsieur Béji Poindet, en réponse à votre courrier daté du 12.02.05, vous demande de ne rien faire. En effet, vous pouvez ne rien faire.

D’autres que vous y sont parvenus.

Je délaisse les entrés en matière, pour mieux vous faire entendre mon propos. Voyez vous, Papa était un grand homme ! Malheureusement, une matinée, au café de la Mer Morte, au sein de ses apôtres, mon père buvait. Affalé comme un gros connard devant son Ricard, il s'amusait à conter à qui veut bien l'entendre, une pléiade d'aventures dont il était le héros. Il aimait narrer tout en gesticulant et en grimaçant. Dans aucune de ces histoires, il n'eut à jouer un mauvais rôle.

Un matin, il nous fit bien sourire. Après s'être redressé, le buste gonflé à la manière d'un militaire, il me regarda dans les yeux est s'exclama bien haut : « Un soir, par un doux hasard, j'ai violé ta mère. » Puis, comme pour ajouter de la gloire à sa toison d'or, il reprit : « Si tu as vu le jour, c’est bien parce que pour l’engrosser à la vielle, j'ai dû chaussé à l’étrier seize fois de suite. J'ai empli son gros cul et tous ses autres trous de sale vierge de sperme fumant. Elle avait tenue bon la garce, alors, j'ai décidé de la garder à mes côtés. » Suite à ces mots, ce fut le silence.

Dans l'instant, mon père se pencha, afin de ramasser sur le sol le glaçon destiné à rafraîchir son breuvage. C’est alors que le destin le frappa à l’aide du bouchon du radiateur rose saumon tout juste installé. On ne sait pourquoi, le projectile lui sauta à la gueule. C’est ainsi que Papa nous quitta. La mort de mon père est un accident. Devrais je être triste ? Devrais ne rien faire ? Je suis le seul à pouvoir donner une réponse.

D'autre part, je suis organisé, diplomate et motivé. Les défis me stimulent, particulièrement lorsqu’ils font appel à une approche relationnelle et pédagogique. D’où mon projet d’intégrer votre équipe, pour ainsi contribuer à répondre à vos objectifs.

Tendrement

bj.d

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Texte audio - Proclamation -

Pour écouter : Proclamation

C’est ce qu’on appelle respirer.

Le cœur essoufflé, perdu le long d’une vie jonché de lourdes déprimes. On me chuchote à l’oreille des soupirs qui n’ont qu’un rôle de pourfendeur d’esprit dans lequel je suis prisonnier.

Je m’écoute errer au fin fond de mes pensées les plus sombres recouvert de merde et scandant l’idée d’un destin qui me ferait du bien. Je ne veux plus sourire pour protéger les autres de ce bonheur de fou qui inonde de mon sang noir mes draps sales.

Je suis anesthésié par mes envie fourbes de mécréant. Laissez moi être absent, je veux me laisser caresser par le vent, sans bouger, bercé par la tranquillité de mon corps anéanti qui pourri accompagné par le temps.

Je rêve d’une nuit lugubre ou dans un sursaut je sortirai de mon sommeil et je saisirai une lourde lame pour perforer, creuser ce poitrail suintant de sudation nauséabonde pour en retirer mon cœur malade. Puis, enfin, je le regarderai s’éteindre de battement en battement qui ralentissant m’ouvrirait une trappe vers l’inconnu.

On m’appelle, on me sauve ! Il me faut sauter dans le trou du désespoir, sans un au revoir aux êtres que je veux oublier.

Je suis amer, je vais exhiber mon altérité.

Après ça, quelques uns vont me détester, d’autres ne voudront pas admettre mon geste, car il diront qu’ils ne comprennent pas. Certain ne parlerons pas ne pouvant plus que verser de lourdes larmes de tristesse mêlés aux souvenirs.

Quant aux plus nombreux, ils ne le sauront jamais.

En aucun cas, je ne me réveillerais. Le soleil aura terminé son cinéma. Ce jour là, il apparaîtra dans le ciel et je serai moi déjà bien plus haut. Cette fois ci, c’est lui qui lèvera les yeux pour m’accompagner vers cette destinée idyllique. Il va choyer ma volonté de ressembler à la nature instinctive, libéré de toute humanité.

En me faisant absorber par la vérité, je vais enfin pouvoir jouer un rôle saint, sans plus me poser de question.

Dans la poussière grise de mes cendres de mort, je n’entendrais plus, je serais aveugle, mué, dénué d'odorat et de sensibilité. Mes sens organiques auront été transformés en précieux minerais qui au fil du temps sauront disséminés ça et là. Une partie de moi se reposera pour un temps proche de l’éternité.

Certaines de mes molécules sans visage sauront réemployés pour de nouveaux contrats, sans contrariétés.

Ma race n’avait pas besoin de moi. Chaque jour passaient, je tournais les pages des livres d’histoire et gobais mon héritage fondé par des dominants exacerbés, glorifiés de terrasser des dominés.

L’avidité de l’humanité guerrière qui n’a de cesse de s’inventer des idéaux. Nous sommes happés par le désir de tendre vers un monde correspondant à nos fantasmes de paix, d’argent, de performances… Nos limites nous ramèneront au commencement, passant du meilleur au pire.

J'assume mon incompréhension et j'achève la bataille. Je préfère donner un sens à ma vie et suivre l'instinct d'un mâle solitaire devenu inutile.

Alors, j'exhale la censure et proclame la fin de vie.

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23 nov. 08

Ma fleur gelée

Un état de vie qui lentement se pourrit,

On m'a laissé gelé, perdu dans la pampa.

Planté dès le mois de janvier, je ne germe pas.

Pas mort, j'enrage dans un langage qui me nourrit.


Sans retenue, comme si je me foutait de tout !

J'inspire puis cause mon lot, j'expose ma névrose,

Ce foutu intellect rongé par ma nécrose.

Humeur cassante, donne moi à lancer mes cailloux.


Textes torturés, nuisant pour la santé morale,

Insouciant, j'agresse sarcastique, me pique et râle.

Je ne suis pas le seul à l'acérer ma gueule,

Me donnant corps et âme, porté par les gens veules.


Pour rendre inlassablement l'existence bancale,

Beau parleur, j'exalte mon soleil noir que j'avale,

Sans détour, je sais exprimer mon ignorance,

Fort décomposé, je fleuris en déchéance.

Posté par bj_d à 21:51 - Poèmes - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

18 nov. 08

Sueur matinale

De la viande que rien n’enchante, juste faite pour bander.

Je ne grandis plus, je me suis tue à glander.

Quelle chaleur ! Je suis en sueur, j’ai encore peur,

Il est l’heure où se lève le rideau de l’horreur.


Je me sens lourd, bien trop lourd de rage et de haine.

Ma voie raisonne, m’encombre et draine ma merde martienne.

Dans ma peine, j’appelle mes maux. Qu’ils viennent mes marteaux !

Il est tôt et j’aperçois ce moi au galop,

Qui m’embroche et j’en ris. J’ai mal de m’être tué,

Dans mon cœur qui saigne, le jour ce couche pour toujours.


Oh stupeur ! De la joie dans mon malheur de rat.

Je ne suis pas mort. La vie me cause doucement.

J’ai froid de honte, je m’enfonce sans alléluia,

Une lumière scintillant, je m’endors lentement.

Posté par bj_d à 15:32 - Poèmes - Commentaires [0] - Rétroliens [0]